L'auteur étant en panne d'inspiration, c'est donc moi qui vais rédiger l'article du jour, et par la même occasion et contre tout mes principes, cautionner Skyrock...
Intéressant cette faculté que nous avons de mettre nos principes de coté dans notre vie de tout les jours;
Nous sommes tous très attaché a nos grandes causes, que ce soit le réchauffement climatique, la faim dans le monde, la baisse du pouvoir d'achat, la maltraitance sur les femmes et les enfants, la pauvreté, l'entreprise Kinder pour ma part et pour notre cher Garry, le communisme!
Et pourtant, qui peut se vanter d'être en parfait accord avec ses principes? Qui n'a pas protesté contre la pollution en crachant son chewing gum par terre, dénoncé les saloperies mis dans la bouffe une clope au bec, ou gueulé contre la faim dans le monde en balançant le reste du menu maxi best of qu'on a pas pu finir? J'avoue, moi le premier j'ai acheté des duplos à la place de kinders maxi, et Garry (ce faux frère) me refuse désespérément l'accès de sa toute nouvelle et fantasmagorique salle de bain.
Mais bon, il faut dire qu'on les aime nos grandes causes, et avouons le, on adore gueuler après ce qui ne va pas (il parait que c'est typiquement français).
D'ailleurs je n'ai pas pu m'empêcher de noter que ce genre de paradoxe est présent tout les jours dans notre vie. Bon ok, au moins dans la mienne et celle de mes proches. Mais comme je ne pense pas émerger de la masse en quoique ce soit, je vais généraliser un brin et partir du principe que c'est pareil pour la plupart d'entre vous.
Prenons par exemple cette triste manie de vivre au choix soit dans le passé soit dans l'avenir. On a beau dire « je prend la vie comme elle viens, je profite de chaque instants... », il n'empêche que 80% du temps qu'on passe avec nos potes c'est pour évoquer des délires passés tel que la soirée du weekend dernier, les pures vacances d'été au soleil ou évoquer nos années lycée.
La plupart du temps on aime se projeter dans l'avenir; dés la maternelle on hate de passer au CP et de là au collège qui va très vite nous peser au profit du lycée. Une foi arrivé là on rêve d'obtenir son bac (croyez le ou non, contrairement a ce qu'on nous promet depuis la 6eme, Dieu ne descend pas sur terre quand on a le diplôme en main, kinder ne fait pas de distribution gratuite et la salle de bain de Garry vous restes fermé... Déception quand on se remémore oh combien on nous a rabattu les oreilles avec ce diplôme qui au final te donne uniquement le droit de relancer les dés), de la vie étudiante. Et moi une foi arrivé là j'ai déjà hâte de rentrer dans la vie active et de gagner ma vie.
Et plus on avance, plus on regrette les années passées; la maternelle et la primaire c'était l'insouciance, la vie d'enfant. Au collège c'était la belle vie, notre première vrai bande de pote, le scoot pour certain d'entre nous. Le lycée voit apparaitre nos premières vrais histoires amoureuses, on gagne un brin d'indépendance, notre premier été entre potes...
Aujourd'hui je suis à la fac, « les plus belles années de ma vie » il parait, ce que je dirait très certainement moi-même à mes enfants.
Il n'empêche, qu'en toute honnêteté, j'ai la tête dans le futur; il y a une indépendance que je veux gagner, une demoiselle que je veux retrouver, un métier que je veux exercer, je veux aller en Martinique, je veux aller vivre dans le sud et arrêter d'avoir froid, je veux pouvoir vivre sans passer mon temps a consulter mon compte bancaire, ( je pensais dire aussi que je souhaiterais prendre la tête de l'entreprise kinder mais en parler une 4eme foi pourrait passer pour lourd).
En étant honnête avec moi-même, et sans me laisser aveugler par la glorification du passé qui est une chose très humaine, qu'elles sont rares les fois ou je me suis dit sur le moment et non pas après cou « je suis exactement là ou j'ai envie d'être » ou alors « je suis fondamentalement heureux ici et maintenant »
Et je suis sur que si vous jetez un petit cou d'½il sans complaisance sur vous-même il en sera de même. Aujourd'hui j'essais d'y faire attention; je n'ai plus envi de me complaire dans des plaisirs éphémères; les grosses soirées, l'alcool, et la fumée n'ont jamais été mon truc.
J'ai envi de choses simples, de choses stables, d'arrêter de penser et de désirer.
Je voit beaucoup de gens dire « il faut profiter de chaque instants et de notre jeunesse », et je les voit sortir, danser, boire.
Je veux prendre les instants comme ils viennent sans pour autant faire montre d'exubérance dans ce que j'exprime.
Je veux retoucher du doigt cette fameuse « non pensé » ou cette « inaction dans l'action » évoqué dans la philosophie zen.
Et pourtant en vous décrivant cet état je le désir et me projette dans l'avenir, encore un paradoxe... Paradoxe qui n'empêche que petit à petit, j'ai le sentiment de faire les choses de plus en plus à ma manière et d'être de plus en plus souvent en accord avec moi-même.
Tout mon respect à ceux qui sont allés jusqu'au bout de ce pavé (ainsi que toute ma compassion, vous devez pas avoir grand-chose à faire...), et comme j'ai déjà renié tout mes principes en écrivant sur Skyrock je vais pousser le vice jusqu'au bout et me faire un peu de pub
ICI et mettre en prime une jolie photo de moi.